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30/05/2026

La transe comme chemin de guérison – et si le tantra était une voie royale vers ces états de conscience ?

Écrit par

Picto

Par Sabryna & ShivaChris — TantrÂmour


Ce que la science commence à comprendre

ARTE vient de diffuser un documentaire fascinant intitulé Se soigner autrement : la voie de la transe, réalisé par Cécile Denjean. Il y est question d’un état que les êtres humains connaissent depuis des millénaires – la transe – et que la recherche en neurosciences redécouvre aujourd’hui avec un intérêt croissant. Des essais cliniques sont en cours, notamment auprès de patients souffrant de dépression sévère résistante aux traitements classiques, et les résultats observés sur le cerveau sont décrits comme spectaculaires. Ce que les chamanes, les mystiques et les artistes pratiquent depuis toujours commence à trouver une légitimité scientifique : les états modifiés de conscience ne sont pas une anomalie, ils sont une ressource.

Nous avons regardé ce documentaire tous les deux, et nous voulions partager avec vous ce qu’il a éveillé en nous – à la fois comme praticiens du tantra, et comme êtres humains sur ce chemin depuis des années.


Un état naturel, pas une déviance

Ce qui nous a frappés dans ce reportage, c’est la façon dont la transe est présentée : non pas comme quelque chose d’effrayant ou de marginal, mais comme un état naturellement accessible au corps humain, présent dans toutes les cultures et à toutes les époques. La méfiance que nos sociétés occidentales modernes lui ont longtemps témoignée dit davantage sur notre rapport collectif au contrôle et à la rationalité qu’elle ne dit quelque chose de vrai sur cet état lui-même.

La transe, dans sa forme la plus simple, c’est ce moment où le mental analytique s’efface, où le corps reprend ses droits, où quelque chose de plus grand que nos pensées habituelles peut traverser. Beaucoup d’entre vous l’ont déjà vécu sans nécessairement lui donner ce nom : dans une danse profonde, dans un souffle intense, dans un moment de méditation où le temps disparaît, dans une étreinte qui dépasse les mots.


Ce que le tantra sait depuis longtemps

Dans notre pratique et notre enseignement du tantra, nous travaillons régulièrement avec des portes d’entrée vers ces états – sans substances, sans danger, dans un cadre bienveillant et progressif. La respiration consciente, le mouvement libre, le chant de mantra, le souffle partagé, le toucher méditatif, la danse : autant de pratiques qui permettent au système nerveux de sortir de son état de vigilance habituel, de relâcher les tensions accumulées, et parfois de toucher quelque chose de plus vaste.

Ce que la science appelle aujourd’hui « état modifié de conscience à visée thérapeutique », le tantra le nomme différemment selon les traditions – mais l’intention est la même : permettre à l’être de se reconnecter à sa propre profondeur, de traverser ce qui est figé, de libérer ce qui est comprimé. Certaines personnes qui participent à nos stages vivent des expériences de libération émotionnelle intense, de larmes qui arrivent sans raison apparente, de joie soudaine, d’un sentiment d’unité avec tout ce qui est. Ce ne sont pas des accidents. C’est exactement ce que ce documentaire décrit.


Des espaces de vie dans un monde qui compresse

Nous voulons aussi partager quelque chose de plus personnel. Nous sommes tous les deux en très bonne santé, et nous nous posons souvent la question de savoir pourquoi, au-delà de la génétique ou du hasard. Notre intime conviction, c’est que le fait de vivre régulièrement dans des espaces de joie, d’amour, de bienveillance et de présence partagée nous maintient vivants – au sens le plus plein du terme.

Le système dans lequel nous évoluons collectivement – école, entreprise, institutions, familles parfois — ne favorise pas toujours l’écoute de soi, la douceur, le respect du rythme de chacun. Beaucoup de personnes arrivent chez nous portant des années de tensions non dites, de besoins non reconnus, d’émotions jamais traversées. Ce que le documentaire d’ARTE valide scientifiquement, nous le voyons se passer dans les stages : quand on crée les conditions d’un relâchement profond, quelque chose se libère, quelque chose se répare.

Ce n’est pas de la magie. C’est de la neurologie, de la biologie, de l’humanité retrouvée.


Le TantrÂmour festival : quand un tel évènement devient un espace de transformation

Ce que nous décrivons ici n’est pas théorique pour nous – nous l’avons vécu concrètement l’année dernière lors du festival TantrÂmour que nous organisons chaque année (cette année : du 29 août au 4 septembre 2026). Pendant une semaine entière, jour après jour, nous avons vu des personnes se transformer sous nos yeux. Les soirées d’Ecstatic Dance – plusieurs au cours de la semaine – en sont peut-être l’illustration la plus saisissante : certains ou certaines sont arrivés un peu fatigués de leur journée, encore dans leur tête, et progressivement, sous l’effet de la musique, du mouvement libre et de la présence des autres, quelque chose s’ouvre. Mais ce mouvement de transformation ne se limitait pas aux soirées : les matins de méditation, de yoga, les ateliers en journée de danse, de tantra et autour de l’art créaient eux aussi, à leur façon, ces mêmes espaces de relâchement profond. Les corps se déployaient, les visages s’ouvraient, les sourires arrivaient sans effort – non pas en un soir, mais progressivement, tout au long de la semaine. Ce ne sont pas des performances : c’est du vivant qui se remet en mouvement, couche après couche.

Ce qui nous touche profondément, c’est que ces personnes repartent ensuite dans leur quotidien – leur travail, leurs enfants, leurs défis — non pas déconnectées du réel, mais au contraire plus ancrées, plus légères, plus elles-mêmes. Le festival n’est pas une fuite : c’est une ressource. Quelques jours dans un espace de bienveillance radicale, de rencontres authentiques, de pratiques qui nourrissent le corps et l’âme, et c’est souvent toute une année qui s’en trouve transformée.

Un festival comme TantrÂmour offre quelque chose de rare : la possibilité de se poser vraiment, loin des injonctions de performance et de productivité, dans un cadre sécurisé où l’on peut laisser descendre les armures. La mixité des propositions – ateliers tantra, danse, souffle, cérémonies, musique live – crée une progression naturelle qui permet à chacun d’aller à son rythme, sans pression, sans jugement. Certains traversent des émotions profondes. D’autres rient comme ils ne l’avaient plus fait depuis des années. D’autres encore vivent simplement quelques jours de paix intérieure, ce qui en soi est déjà une guérison.

Nous croyons sincèrement que ces espaces ne sont pas un luxe : ils sont une nécessité. Dans un monde où l’isolement, l’anxiété et l’épuisement sont devenus des réalités massives, se retrouver ensemble – vraiment ensemble, dans la joie et la présence – est peut-être l’un des actes de soin les plus puissants qui soit.

👉 Informations sur le site du TantrÂmour Festival : https://tantramourfestival.com


Vivre cela par vous-même : le stage « L’Alchimie de l’Extase »

Si ce que vous venez de lire résonne en vous, sachez qu’il existe une prochaine occasion concrète de faire cette expérience. Le 14 août 2026, nous proposons au Hameau de l’Étoile – le lieu même du festival – un stage intitulé « L’Alchimie de l’Extase ». Ce n’est pas un hasard si ce titre fait écho à ce dont parle le documentaire d’ARTE : il s’agit précisément de cela – apprendre à générer, par soi-même et en groupe, des états de grand bien-être, de légèreté profonde, voire d’extase, sans aucune substance. Par le souffle, le son, le mouvement, la méditation et le toucher conscient, nous créons ensemble les conditions pour que le corps et le système nerveux lâchent leurs armures et accèdent à ces états que la science commence tout juste à mesurer.

Ce que la transe est dans sa forme brute, le tantra le rend accessible, progressif et intégrable dans une vie ordinaire. Ce stage est ouvert à toutes et tous – aux curieux·ses, aux personnes en chemin, comme aux pratiquant·es. Il n’y a pas de prérequis, seulement l’envie d’explorer.

👉 Inscriptions et informations en page d’accueil du site tantramour.fr

Une invitation

Si ce sujet vous touche, nous vous encourageons vivement à regarder ce documentaire – il est disponible sur arte.tv. Et si vous sentez que vous portez des tensions que le quotidien ne vous permet pas de traverser, peut-être que les espaces que nous proposons au festival TantrÂmour – ou dans nos ateliers tout au long de l’année – peuvent être une porte, à votre rythme, en toute sécurité.

La transe n’est pas réservée aux initiés. Elle est une capacité naturelle du vivant que nous portons tous en nous.

Avec amour 🙏
Sabryna & ShivaChris


🎬 Le documentaire « Se soigner autrement : la voie de la transe » est disponible sur arte.tv

https://www.arte.tv/fr/videos/118241-000-A/se-soigner-autrement-la-voie-de-la-transe

TantrÂmour Festival 2025 – Photos by : Echo_Clem / Julien – Echo des Étoiles

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